Portrait éditorial — synthèse d’entretiens conduits au printemps 2026.

Le bureau de Marina Draguieva, au cinquième étage de l’EHESS rue de Varenne, ressemble à une bibliothèque spécialisée dans l’immatériel : des dizaines de cahiers de terrain empilés sur des étagères de bois clair, des photographies d’archives épinglées contre les murs, des coupures de journaux soviétiques montrant des tables de fête, des scènes de Maslenitsa dans les années soixante, des tables de mariage ukrainiennes surplombées de karavai monumentaux. Depuis quinze ans, Marina Draguieva étudie ce que les Slaves mangent quand ils célèbrent, deuillent, prient ou unissent leurs familles.

Née à Ekaterinbourg dans l’Oural, elle a grandi entre les babouchkas qui transformaient leur cuisine en laboratoire de la mémoire collective et une formation académique à Paris qui lui a appris à nommer ce qu’elle observait. Son dernier ouvrage, La table comme territoire (Éditions EHESS, 2024), analyse deux cents entretiens conduits dans la diaspora russe, ukrainienne et biélorusse de France et de Belgique. Ce qu’elle y documente n’est pas une curiosité folklorique : c’est une anthropologie vivante des valeurs, des hiérarchies et des liens affectifs d’une civilisation entière, encodés dans la façon de couper le pain, de lever un verre ou de préparer un repas de deuil.

Marina Draguieva enseigne au séminaire « Alimentations rituelles et diasporas » de l’EHESS. Elle a accepté de nous recevoir pour un entretien sur les rituels de table slaves, leurs ressorts symboliques, et leur devenir dans la diaspora française.

Marina Draguieva, ethnologue à l'EHESS spécialisée dans les rituels culinaires slaves
Marina Draguieva
Ethnologue à l'EHESS, Paris. Née à Ekaterinbourg (Russie). Docteure en anthropologie de l'alimentation (EHESS, 2009). Auteure de La table comme territoire (Éditions EHESS, 2024) et de Manger le sacré (Belin, 2019). Dirige le séminaire « Alimentations rituelles et diasporas » à l'EHESS. Personnage 100 % fictif.

La table slave comme territoire symbolique

HÉLÈNE LASSAGNE : Marina Draguieva, dans votre livre vous parlez de « la table comme territoire ». Qu'est-ce qui distingue fondamentalement un repas rituel slave d'un repas ordinaire occidental ?
MARINA DRAGUIEVA : La distinction essentielle est la densité sémiotique. Un repas ordinaire, ici comme en Russie, nourrit. Un repas rituel slave accomplit simultanément trois actions : il nourrit les corps présents, il honore les absents — qu'ils soient morts, lointains ou symboliquement invoqués — et il reproduit un ordre social. En russe, on dit « стол » (stol) pour désigner à la fois la table et la fête qui s'y déroule. La langue ne fait pas de distinction parce que la culture n'en fait pas non plus.

Ce qui me frappe le plus dans mes terrains, c’est la notion d’espace occupé correctement. La table slave bien dressée pour une fête — с чем стол, с тем и честь, « selon ce que propose la table, tel est l’honneur qu’on te fait » — dit quelque chose sur la maîtresse de maison, sur la famille, sur sa position dans la communauté. On ne reçoit pas pour se faire plaisir, on reçoit pour affirmer sa capacité à prendre soin. La générosité slave n’est pas optionnelle, elle est morale.

Et puis il y a le rapport au temps. Un repas rituel slave ne se presse pas. Les Français, y compris des convives raffinés, perçoivent parfois cela comme une lenteur désorganisée. C’est en réalité une discipline du tempo : le repas a une structure narrative avec un début, des actes et une fin. Chaque plat, chaque toast, chaque silence appartient à cette structure. Brusquer le rythme, c’est brusquer l’ensemble du sens.

HÉLÈNE LASSAGNE : Le geste du pain et du sel — « хлеб и соль » (khleb i sol) — est l'un des plus photographiés et pourtant l'un des moins compris. Quelle est la profondeur symbolique réelle de cet accueil ?
MARINA DRAGUIEVA : C'est effectivement l'un des rituels les plus mal interprétés en dehors de la culture slave. On le réduit à un « bienvenue folklorique » alors que c'est une proposition symbolique complexe. Le pain représente la nourriture fondamentale, la survie, le travail collectif de la terre au four. Le sel représente la valeur, la conservation, l'essentiel irréductible — les soldats et les travailleurs ont longtemps été payés en sel, d'où le mot « salaire ». Ensemble, ils disent : nous t'offrons l'essentiel, le vital, tout ce que nous avons de plus précieux.

La présentation est tout aussi codifiée. Le pain — souvent un karavai ou une miche ronde — est posé sur un лубок (loubok), une planche brodée ou un torchon de lin blanc. La salière creuse dans le pain symbolise l’inclusion de l’invité dans le foyer. Et le geste du pain rompu à la main, jamais coupé au couteau lors de cet accueil, a une signification précise : on ne sépare pas, on partage. La lame divise ; les mains unissent.

Dans mes entretiens avec des familles de la diaspora, ce sont souvent les « khleb i sol » qui résistent le mieux au déracinement. Même des personnes qui ont perdu le russe, perdu les prières, perdu les recettes, conservent ce geste d’accueil. C’est le dernier ancre symbolique, la capsule de civilisation la plus résistante.

HÉLÈNE LASSAGNE : Parlons du toast slave. En France, on associe les Slaves à la vodka, mais vous dites que le vrai sujet n'est pas la boisson, c'est le discours. Pouvez-vous expliquer ?
MARINA DRAGUIEVA : Exactement. La vodka, ou le vin, ou le cognac, sont des vecteurs. Le toast est le contenu. En Russie, il n'y a pas de toast court : « Santé ! » ou « Tchin-tchin ! » est une déception, presque une insulte. Un bon toast raconte quelque chose. Il y a une construction rhétorique attendue : une entrée en matière qui contextualise, un développement qui honore la personne ou l'événement, une métaphore ou une analogie mémorable, et une formule de clôture qui soulève les verres. Le meilleur toasteur d'une table, en Géorgie on l'appelle le « tamada », jouit d'un prestige réel.

Les rituels et toasts à la vodka constituent un langage social élaboré. Le premier toast revient toujours à l’hôte ou au plus âgé. Il fixe le ton. Le deuxième toast est traditionnellement « pour les femmes » ou « pour les mères ». Boire hors d’un toast est associé à la solitude ou à l’alcoolisme — on boit seul si on a un problème, en groupe si on célèbre quelque chose. On comprend alors pourquoi les Slaves qui boivent beaucoup sont souvent moins ivres que les Occidentaux qui boivent moins : ils mangent entre chaque verre, ils parlent, ils ralentissent.

La vodka russe est indissociable de cette culture du discours partagé. Sa neutralité gustative en fait le miroir transparent du rituel, là où le vin aurait ses propres connotations.

Table russe dressée pour la Maslenitsa avec blinis, smetana et caviar de betterave

HÉLÈNE LASSAGNE : La Maslenitsa est célébrée chaque année avant le Grand Carême. Comment cette fête articule-t-elle la nourriture, le calendrier religieux et le corps collectif ?
MARINA DRAGUIEVA : La Maslenitsa est fascinante parce qu'elle est à la fois l'une des fêtes les plus joyeuses et la plus rigoureusement codifiée du calendrier slave. Chaque jour de la semaine a un nom et une fonction rituelle. Le lundi est le « встреча » (vstrecha), la rencontre — on accueille la saison nouvelle. Le mercredi est le « лакомка » (lakomka), la gourmandise — on va manger des blinis chez sa belle-mère, et cela dit quelque chose sur les relations familiales. Le vendredi, la belle-mère rend la politesse. Le dimanche est le « прощёное воскресенье » (proshchyonoe voskresenye), le dimanche du pardon — on embrasse et pardonne à tous les membres de la famille avant d'entrer dans le Carême.

Les blinis ronds comme le soleil ne sont pas un hasard esthétique : ils représentent le soleil qui revient, la fin de l’hiver, la renaissance du monde végétal. Leur dorure à la poêle est une petite performance solaire. On les mange avec du beurre, de la smetana, du caviar, du miel, des harengs selon les régions — toujours des aliments riches et gras, parce que le corps se prépare à quarante-neuf jours de jeûne très strict.

Pour comprendre l’architecture complète des fêtes culinaires russes et slaves, il faut voir la Maslenitsa comme la porte d’entrée : elle concentre dans sept jours toute l’énergie festive avant la grande abstinence. C’est ce paradoxe — excès joyeux avant l’austérité — qui rend cette fête incompréhensible aux yeux occidentaux mais parfaitement logique dans sa propre cohérence culturelle.

HÉLÈNE LASSAGNE : Le karavai de mariage est un objet rituel extraordinairement élaboré. Qui peut le faire et pourquoi ces conditions si strictes ?
MARINA DRAGUIEVA : Le karavai de mariage est l'une des manifestations les plus spectaculaires de la pensée magique culinaire slave. Ce pain de blé sculpté et décoré — roses et feuilles en pâte, symboles de fécondité, colombes en relief — doit être préparé par un groupe de femmes mariées et heureuses en ménage. La tradition la plus stricte demande sept femmes, en nombre impair. Une femme divorcée, une veuve, une femme malheureuse en mariage ne peut pas participer : elle transmettrait son destin au pain, et donc aux mariés.

Cette logique de contamination symbolique est fondamentale dans la pensée rituelle slave. Les aliments préparés pour des événements fondateurs — naissance, mariage, mort — absorbent l’état émotionnel et moral de leurs fabricants. On retrouve la même logique pour les couches brodées des nourrissons, les linceuls tissés pour les défunts. La matière travaillée avec intention porte cette intention en elle.

La décoration du karavai est aussi un langage iconographique. Les glands de chêne symbolisent la solidité du couple, les raisins la fécondité, les paires d’oiseaux l’amour durable. Chaque élément a une signification qui varie selon les régions. En Ukraine, les karavai sont particulièrement monumentaux et élaborés, avec des tours de plusieurs étages de sculptures en pâte. Lors de la cérémonie, les beaux-parents présentent le pain aux jeunes mariés sur un torchon brodé — на рушнике (na rouchniké) — et la nouvelle mariée doit en mordre sans les mains : le morceau qu’elle prend dit si elle sera soumise ou dominante dans le couple, selon la croyance populaire.

HÉLÈNE LASSAGNE : La table de Pâques — la plus chargée de symboles de toute l'année — comment fonctionne-t-elle ?
MARINA DRAGUIEVA : La nuit de Pâques dans la tradition russe est l'un des événements les plus intenses que j'aie eu le privilège d'observer sur le terrain. La veillée pascale commence à minuit dans les églises orthodoxes : après la liturgie, les familles apportent un panier d'osier contenant les aliments rituels pour la bénédiction du prêtre. Ce panier — паска (paska) ou пасхальная корзина (paskhalnaya korzina) — contient le [koulitch de Pâques](/blog/koulitch-paques/) (la brioche haute et festive), les œufs teints en rouge symbolisant le sang du Christ, le fromage blanc pascal appelé пасха (paskha) en forme de pyramide tronquée, parfois du saucisson et du jambon pour ceux qui rompent le jeûne complet.

Le retour à la maison vers deux ou trois heures du matin est le moment de la rupture du jeûne. La table est dressée avec tous les aliments interdits depuis quarante-neuf jours. Le premier aliment consommé est toujours le koulitch — on commence par le sacré avant le festif. Il y a une joie particulière dans ce repas nocturne, une légèreté physique et spirituelle. Des familles que j’ai suivies parlent de ce moment comme du plus lumineux de l’année, même pour des pratiquants peu convaincus sur le plan théologique.

Pour suivre le calendrier culinaire orthodoxe complet avec les dates des grandes fêtes en 2026, il donne une vue d’ensemble indispensable. Pâques, Noël orthodoxe du 7 janvier, la Saint-Nicolas, la fête des Saints Pierre et Paul : chaque fête a ses plats spécifiques, ses interdits levés, ses gestes transmis de mère en fille depuis des siècles.

HÉLÈNE LASSAGNE : Le jeûne orthodoxe représente potentiellement cent quatre-vingts jours de restrictions par an. Comment structure-t-il la vie culinaire d'un pratiquant russe ?
MARINA DRAGUIEVA : C'est l'aspect le plus méconnu de la culture alimentaire russe en France. Quand on parle de cuisine russe, on pense aux plats festifs riches — bœuf Stroganov, pelmenis au beurre, koulibiac au saumon. On oublie que ces plats représentent l'exception dans un calendrier dominé par l'abstinence. Le pratiquant orthodoxe rigoureux ne mange ni viande, ni poisson, ni lait, ni œufs certains jours. Sur une année, cela représente effectivement entre cent vingt et cent quatre-vingts jours selon l'interprétation des règles.

Le paradoxe que j’explore dans mon travail est que cette contrainte a produit l’une des cuisines végétales les plus inventives d’Europe de l’Est. Quand pendant six semaines vous n’avez accès qu’aux légumes, aux céréales, aux légumineuses et aux champignons, vous développez des techniques extraordinaires pour rendre ces ingrédients satisfaisants. Les douze recettes végétariennes du carême orthodoxe russe documentées par notre magazine illustrent parfaitement cette créativité sous contrainte.

Ce qui me fascine, c’est la dimension corporelle du jeûne. Les familles que j’ai observées parlent d’une légèreté physique à partir de la troisième semaine, d’une acuité sensorielle accrue. Les plats de rupture du jeûne — le premier morceau de koulitch, la première bouchée de fromage après le Carême — ont une intensité gustative sans équivalent parce que les sens sont en éveil. Le jeûne est une pédagogie de la gratitude.

Panier pascal orné avec koulitch, œufs rouges et paskha en fromage blanc

HÉLÈNE LASSAGNE : La table de deuil slave — панихида (panikhida) — est assez méconnue en France. Quels aliments jouent un rôle rituel dans la commémoration des morts ?
MARINA DRAGUIEVA : La table des morts est l'une des dimensions les plus riches et les plus méconnues de la culture alimentaire slave. Dans la tradition orthodoxe russe, les repas commémoratifs — les panihida ou les тризна (trizna) dans la tradition plus ancienne — ont des aliments spécifiques qui forment un lexique symbolique.

La колива (koliva) est l’aliment central : du blé cuit ou du riz mélangé à du miel, des raisins secs et des noix, formé en monticule et décoré de sucre glace. Elle est portée à l’église pour la bénédiction puis partagée entre tous les présents. Sa signification est directement tirée de l’Évangile de Jean : « Si le grain de blé tombé en terre ne meurt pas, il reste seul ; mais s’il meurt, il porte beaucoup de fruit. » La mort comme condition de la renaissance — encodée dans un bol de céréales sucrées.

Le кисель (kissel), cette boisson-dessert épaissie à la fécule, est aussi associée aux repas de deuil. Sa texture entre liquide et solide, son aspect suspendu, en font une métaphore du passage. Les crêpes — блины (bliny) — sont préparées pour les morts à certaines occasions commémoratives : la première crêpe, souvent ratée, est déposée sur le rebord de la fenêtre pour les ancêtres. La kacha, particulièrement le riz cuit au lait, est servie lors des репасти (repasti), les repas qui suivent l’enterrement.

Ce qui me frappe dans les entretiens en diaspora, c’est que ces rituels de deuil sont souvent mieux conservés que les rituels joyeux. La mort ramène aux fondamentaux, aux gestes appris des grands-parents, à la nécessité de faire quelque chose de juste pour celui qui part.

HÉLÈNE LASSAGNE : Votre terrain principal est la diaspora russe en France. Comment ces rituels culinaires survivent-ils ou se transforment-ils loin de leur milieu d'origine ?
MARINA DRAGUIEVA : C'est au cœur de mon travail depuis dix ans, et ce que je découvre est à la fois encourageant et complexe. La diaspora russe en France, [documentée dans cette enquête sur la diaspora russe 2022-2026](https://www.france-russie2010.com/blog/russes-france-2022-2026-emigration-diaspora-blancs-heritage-interview/), est hétérogène : il y a les familles installées depuis les années 1990-2000, les nouvelles vagues post-2022, des profils très différents selon l'âge, l'origine géographique, le niveau de pratique religieuse.

Ce que j’observe, c’est une hiérarchie de résistance des rituels. En premier : les fêtes calendaires majeures (Pâques, Noël du 7 janvier, Maslenitsa). Ces dates fonctionnent comme des ancres de l’identité collective. Même des familles très assimilées, parlant peu le russe, préparent le koulitch pour Pâques. En deuxième : les rites de passage (mariage, naissance, mort). Même simplifiés, ils conservent les gestes essentiels. En troisième, et c’est ce qui disparaît en premier : les rituels du quotidien — les petits gestes du pain posé à l’endroit, les formules d’avant repas, la façon de servir les convives.

La grande transformation que j’observe est la désolidarisation entre le rituel et sa communauté de pratique. En Russie, ces rituels s’accomplissent dans un tissu social dense : voisins, famille élargie, paroisse. En diaspora, on les pratique souvent à deux ou trois, sans le groupe qui leur donne sens. Le karavai pétri par une seule femme, le toast dit en couple, la table de deuil dressée pour six au lieu de soixante : les formes persistent mais leur épaisseur sociale s’appauvrit.

HÉLÈNE LASSAGNE : En trois phrases, qu'est-ce que vous voulez que les Français retiennent des rituels de table slaves ?
MARINA DRAGUIEVA : Première chose : quand un Slave vous invite à sa table, ce n'est pas une invitation à manger — c'est une invitation à appartenir, temporairement, à son monde. Refuser la nourriture qu'on vous propose est une rupture du lien, pas un droit individuel.

Deuxième chose : la générosité apparente de la table slave n’est pas de l’excès — c’est de la précision. Chaque plat dit quelque chose, chaque toast révèle une position, chaque rituel accomplit une fonction sociale ou spirituelle que le convive extérieur ne voit pas toujours mais qui est réelle pour ses hôtes.

Troisième chose : ces rituels ne sont pas des reliques du passé. Ils se transforment, ils se déplacent, ils s’adaptent — mais ils continuent de nourrir une conception du monde où la table est le lieu le plus important de la vie humaine. Comprendre cela, c’est comprendre quelque chose d’essentiel sur la manière slave d’habiter le temps et l’espace.

Conclusion

Quand Marina Draguieva parle de la table slave, ce n’est jamais seulement de nourriture dont il s’agit. C’est d’une cartographie de l’humanité ordinaire — la façon dont une culture décide qui compte, ce qui mérite d’être célébré, comment on traite les absents et comment on accueille les étrangers. Les rituels culinaires slaves qu’elle documente depuis quinze ans ont survécu aux révolutions, aux guerres, aux déplacements forcés et aux exils. Ils survivront sans doute à la modernité connectée, précisément parce qu’ils répondent à des besoins que nul algorithme ne remplace : le besoin d’appartenir, le besoin de marquer le temps, le besoin de manger ensemble quelque chose qui a du sens. Pour aller plus loin sur le patrimoine culturel russe, Art-Russe.com présente icônes, arts décoratifs et traditions populaires slaves dans leur contexte historique.